La conduite en chine
Il est difficile de parler de différences en se basant sur des cas isolés pour en faire des généralités.
En un mois, j’ai déjà pu noter qu’à Shanghai, la journée commence très tôt. Il est difficile de dormir après six heures du matin lorsqu’on vit en ville. Tout simplement parce qu’en chine l’utilisation du klaxon est monnaie courante.
Contrairement à la France, le conducteur ne s’énerve pas au volant, il klaxonne. Il en va de même pour les vélos, ils klaxonnent eux aussi. C’est donc un concert permanent de tous types de klaxons, pour tout types de messages : « bouge de là », « avance plus vite », « gaffe quand tu changes de voie », « traverse pas devant, j’ai pas l’intention de m’arrêter », etc. Jusque là rien de trop surprenant puisque tout Européen pourrait être tenté d’utiliser son klaxon à cette même fin.
Simplement, la différence est que tous ces messages sont compilés en 2min d’intervalles les uns des autres pour chaque conducteur puisqu’il n’existe pas de notions de priorité. En fait, il est commun pour les chinois d’utiliser le klaxon. Il est à noter qu’ils restent systématiquement stoïques en toutes circonstances. Reste donc à énoncer la loi régnant sur les routes chinoises : celle du plus imposant.
On en déduit alors que le piéton est au bas de la chaîne. Aucune voiture, ni vélo ne s’arrêtera pour un piéton. D’ailleurs, je ne compte pas le nombre de fois où j’aurais pu me faire écraser pensant que le piéton est prioritaire sur un passage clouté.
Conclusion : il est très difficile de conduire en chine voire impossible pour tout voyageur non initié. Enfin, reste à déchiffrer les panneaux pour s’orienter… mais ça c’est encore autre chose.