Le gouvernement français pour un effort de rajeunissement du Réseau ferré:
Le ministère des Transports, confronté à un réseau ferré vétuste faute d'investissements suffisants dans la maintenance, veut consentir un effort de rajeunissement accru, mais moindre que recommandé par un audit, selon un plan 2007-2010 qui doit être présenté lundi.
Ce plan de renouvellement, qui fait suite à un audit suisse prônant une importante remise à neuf et à des propositions de Réseau Ferré de France et de la SNCF, sera exposé lundi après-midi par Dominique Perben, en présence des présidents de RFF Michel Boyon et de la SNCF Louis Gallois, sur un chantier de renouvellement de voies situé entre Les Aubrais et Vierzon.
Ces mesures visent notamment à "moderniser le réseau ferroviaire et assurer sa pérennité, sans fermeture de lignes", à garantir la sécurité du trafic et à "supprimer les ralentissements les plus pénalisants", selon le ministère. A l'heure actuelle, des trains sont obligés de circuler à vitesse réduite sur plusieurs centaines de kilomètres de lignes secondaires pour éviter des accidents liés au mauvais état des voies.
"Les difficultés d'aujourd'hui s'expliquent par deux décennies d'effort insuffisant, qui ont pénalisé d'abord les lignes à faible trafic où le renouvellement a été abandonné. Ce problème touche désormais le coeur du réseau", souligne le document.
Si rien n'est fait, 60% du réseau actuel, long de près de 30.000 km de lignes, ne sera plus exploité à l'horizon 2025, ne laissant en état de fonctionner que les lignes à grande vitesse et quelques grands axes, selon le scénario le plus noir de l'audit. Or le trafic ferroviaire ne cesse de croître.
Le plan prévoit une hausse des dépenses de maintenance entre 2006 et 2010. L'enveloppe, d'un montant d'environ 2,7 milliards d'euros en 2005, gonflerait de 110 millions d'euros en 2006, comme prévu, de 150 millions d'euros en 2007 comparé à 2006, de 140 M EUR en 2008 par rapport à l'année précédente, de 100 M EUR en 2009 et d'autant en 2010, selon ce scénario. Elle avoisinerait donc 3,3 mds EUR en 2010.
L'audit de l'Ecole polytechnique fédérale de Genève évaluait le budget nécessaire à un véritable rajeunissement aux alentours de 3,2 milliards d'euros par an entre 2006 et 2025, avec un effort accentué de 350 millions d'euros entre 2011 et 2015.
Le plan ne précise pas comment les sommes seront réparties entre l'entretien courant des voies ferrées et leur renouvellement. A la différence d'autres pays européens, la France investit trop peu dans les gros travaux de régénération, qui ne représentent qu'un tiers de ses efforts de maintenance, donnant la priorité à l'entretien, notait l'audit suisse.
Il indique que l'enveloppe supplémentaire sera financée par des apports de l'Etat, une part des recettes tirées par RFF des péages d'infrastructures, de nouvelles cessions d'actifs immobiliers de RFF mais aussi "des économies d'entretien et d'exploitation", selon le ministère.
L'Etat envisage aussi de mettre à contribution les régions. "Une discussion va être ouverte avec les régions afin d'examiner la possibilité d'inscrire certaines opérations dans les prochains contrats de projets", notamment sur les lignes à trafic intermédiaire, indique le plan.
Outre des investissements accrus dans la maintenance des voies, le plan de renouvellement du réseau ferroviaire souhaite "des méthodes de maintenance plus modernes" et la préparation d'un contrat Etat-RFF sur la période 2007-2010 pour améliorer la gestion des infrastructures. "Ce contrat sera préparé dès à présent en vue d'une signature en 2007", année de l'élection présidentielle."
Faute de service minimum, les syndicats prennent une fois de plus les Français en otages !
20 millions d’euros, dont 5 millions pour le fret, qui pourtant connaît déjà de sérieuses difficultés : tel est le coût d’une journée de grève à la SNCF. Le coût pour qui ? D’abord pour l’entreprise nationalisée, bien sûr. Mais ce coût-là est finalement assumé par le propriétaire de ladite entreprise nationalisée, à savoir l’Etat. Et en dernier lieu, par celui qui est amené à régler les notes de l’Etat, à savoir le contribuable, financier privilégié de la SNCF. Pour mémoire, la SNCF perçoit chaque année 75 milliards d’euros de subventions publiques, et sa dette, cumulée avec celle de Réseau Ferré de France, atteint 232 milliards d’euros…
Finalement, c’est donc le contribuable qui paiera. Pourquoi ?
Parce qu’un syndicat, en l’occurrence la CGT, a appelé les cheminots au débrayage. Or, le taux de syndicalisation atteint 25 % à la SNCF – contre 8 % en moyenne à l’échelle nationale et 6 % dans le seul secteur privé.
Pour damer le pion à Sud-Rail
Pour quelles raisons la CGT a-t-elle appelé au débrayage ? Officiellement, pour protester contre une « privatisation rampante » qui, selon les responsables de la SNCF, n’est nullement à l’ordre du jour (il est d’ailleurs permis de le déplorer). En réalité, pour damer le pion à ses rivaux du syndicat Sud-Rail, dans la perspective des prochaines élections professionnelles.
Les Français se trouvent donc une fois de plus pris en otages par les syndicats, et cette fois pour des motifs qui ressortissent à la « cuisine interne » des centrales. C’est le sixième arrêt de travail d’importance organisé à la SNCF depuis le début de l’année 2005.
| Mai 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
Commentaires