Je vais répondre à la question que tout le monde me pose.
"Greg, pourquoi t'es partit en Chine?" Alors voici ma réponse sans détour.
J'ai ouvert les yeux, je n'ai pas attendu le CPE. Je suis jeune et con, mais pas fou. Pas besoin de boule de cristal, faut être lucide, il n'y avait aucun avenir pour moi en France.
Je n'ai jamais été fan de la culture chinoise, ni des chinoises ou quoi que ce soit.
La vraie raison, l'unique et la même pour beaucoup de Français en Chine, aujourd'hui c'est ici que ça se passe, pas en France.
Et la preuve en est avec les résulats de la balance commerciale de la France en 2005 ou encore, la polémique du CPE. Tout est lié. Je m'explique:
1)Nous avons battu un triste record dans le déficit de la balance commerciale en 2005. Bercy a invoqué plusieurs raisons, amen. Ce qui me semble aujourd'hui, c'est que la France fonctionne sur un système vieillissant qui séduit de moins en moins.
Bien sûr, on peut toujours vendre l'image du romantisme à Paris... Encore que, de tous les étrangers que j'ai rencontré, ils adorent Paris mais détestent les Français. Pourquoi donc?
>Parce que nous véhiculons une image de branleur raleur, ultra arrogant, incapable d'aligner deux mots en Anglais. Je ne soutiens pas cette vision mais nous expats sommes en première ligne et devons nous défendre de cette image. Autant vous dire que je me suis souvent retrouvé seul face à un melting pot de cultures ou de nationalités parlant d'une seule voix. Autant vous dire aussi que j'y ai laissé des plumes... Mais peu m'importe.
Disons que nous travaillons le moins en Europe, nous l'ouvrons le plus en politique Européenne. C'est clair, nous sommes arrogants (mais ça fait notre charme, le mien du moins), et pour ce qui est de l'anglais, je vais pas vous faire un dessin. Même en école de commerce, la moitié est à peine capable de s'exprimer clairement. A qui la faute? Paraîtrait que la bande de son utilisée en Anglais soit plus grande que celle de la langue Française... Ce n'et pas une escuse puisque y'en a qui arrive bien à parler... Mais passons voulez-vous?
2) Nous vivons au dessus de nos moyens et nous le savons. Donc inévitablement, on va vers un problème que ce soit pour la santé, les retraites ou les aides sociales. Il faudra, à mon sens, faire un choix tôt ou tard.
3) Non seulement, le système est vieillissant, non seulement, nous vivons au-dessus de nos moyens mais en plus, nous ne voulons pas nous adapter. Et c'est là précisément, le fond du problème. C'est ce qui me fait le plus peur, je pense.
J'ai été élevé dans une famille où l'adaptation, c'est faite d'un pays à l'autre, d'une ville à l'autre. On en a tous souffert à un moment donné, c'est clair, mais c'est souvent le prix à payer. Du coup, je suis prêt à m'adapte, la preuve en est aujourd'hui. Mais si les Français ne sont pas prêts à faire cet effort, je crains le pire. Il faudra bien faire des concessions.
En clair, il faut relancer la machine française et que ça nous plaise ou non, il va falloir se retrousser les manches pour séduire à nouveau. Faire du système Français un exemple. Comment ?
Ø Arrêter d’abuser de la grève. Elle coûte des millions d’euros, elle paralyse le pays et son activité économique.
Ø Instaurer un vrai dialogue. Nous assistons à un bras de fer quotidien entre syndicats et patronats. Qui sera le plus fort ? Le plus têtu ? Il faut reconnaître ces privilèges et arrêter d’en demander toujours plus. Nous ne sommes plus en mesure d’en exiger toujours plus.
Ø Il faut regagner du terrain à l’international, relancer les exportations. Pour ça, il faut séduire, or, « il faut souffrir pour être belle ». Donc avant que la France ne soit à nouveau séduisante, il y aura un passage obligé de remise en cause qui sera douloureux mais bénéfique.
Ø Ne pas attendre les élections de 2007 pour que les choses changent.
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